La recherche et la santé

Présidente du conseil de la Fondation de l'Institut suisse de recherche expérimentale pour le cancer (ISREC) et de la Fondation pour l'UNIL, présidente de la Fédération des Hôpitaux vaudois (FHV), vous marquez une attention forte à la recherche et à la santé, pourquoi ?
L'expérience vécue à 25 ans d'un séjour de plusieurs mois à l'hôpital suite à un accident de ski, m'a fait réaliser que la santé est un bien que l'on doit choyer. Les quelques années que j'ai passées comme membre de la commission des plaintes des patients m'ont appris qu'entre science et attention à l'humain, il y avait un mariage pas toujours facile à comprendre. Mon expérience comme présidente de la FHV me donne au quotidien l'occasion de réaliser que le monde de la santé est complexe, émotionnel et qu'il faut travailler sans cesse pour remettre le patient au centre des préoccupations. Cela passe par de  bonnes conditions de travail pour les soignants, une adaptation constante aux progrès générés par la recherche, une écoute des personnes concernées et une responsabilité face aux coûts.